Où? Salle Janssens, 25 rue de Dinant à 7000 Mons
Quand? Jeudi 18 avril à 18h30

Rencontre-débat avec Daniel Veron, auteur du livre « Le travail migrant, l’autre délocalisation », paru aux éditions La Dispute (2024).

RÉSERVATION SOUHAITÉE
cedric.devriese@cepag.be ou par SMS au 0473 97 64 93

Alors que les lois anti-immigration s’empilent, durcissant chaque fois un peu plus les conditions des travailleur·euses migrant·es, la main-d’œuvre étrangère s’avère pourtant toujours aussi indispensable dans de nombreux secteurs (BTP, restauration, nettoyage, travail à domicile, etc.)

On veut le travail, sans s’incommoder du travailleur. Ce dernier est destiné à rentrer chez lui, si bien que l’utilisation de la main-d’œuvre étrangère reste compatible avec des politiques migratoires restrictives.

L’exploitation de la force de travail migrante, c’est donc l’utilisation d’un différentiel de prix, qui découle d’un écart de droits!

Aujourd’hui, c’est institutionnalisé par deux dispositifs: le premier, c’est l’utilisation du travail des sans-papiers. Le second, de plus en plus massif, consiste à jouer avec la concurrence des régimes sociaux entre les pays, en recourant aux contrats de détachement.

Dans son livre, Daniel Veron montre comment cette surexploitation des travailleur·euses migrant·es s’affirme comme l’un des outils cruciaux d’une dégradation générale des conditions de travail. Dès lors, le seul horizon pour déjouer la pression à la baisse sur les salaires et les conditions de travail ne peut passer que par la lutte pour l’égalité des droits de toutes et tous.

Partager l’événement sur Facebook…

Une soirée organisée par le CEPAG Mons-Borinage , la Formation Léon Lesoil et le Groupe montois de soutien aux sans-papiers, avec le soutien de la FWB.